Facebook en perte de vitesse chez les jeunes

13-24 ans : quid du désamour entre les jeunes et Facebook ?

by / Aucun commentaire / 11 Vue(s) / 14 avril 2014

Aux Etats-Unis, le débat est dense et animé concernant le désamour latent des 13-24 ans pour le réseau social Facebook. Un récent rapport permet de clairement analyser le fait que les « jeunes » de cette classe d’âge sont de moins en moins nombreux sur le network de Mark Zuckerberg. Même s’il ne s’agit « que » de données propres aux enfants de l’Oncle Sam, la tendance est similaire bien que moins marquée dans de nombreux pays.

Une rupture inéluctable entre les jeunes et Facebook ?

En premier lieu, il est prépondérant d’analyser les chiffres relatifs aux membres Américains de Facebook (données fournies par iStrategy Labs). Alors que le nombre d’utilisateurs a augmenté de 22,6 % entre le mois de janvier 2011 et le mois de janvier 2014, certaines classes d’âge montrent un réel désamour pour Facebook.

Il s’agit principalement des 13-24 ans. Plus précisément, il y a 25,3 % moins de 13-17 ans en 2014 qu’en 2011, et, 7,5 % moins de 18-24 ans sur la même période. Heureusement, les membres plus « âgés » comblent cette diaspora 2.0, c’est le cas des 25-34 ans (+32,6 %), des 35-54 ans (+41,4 %) et des Séniors (+80,4 %).

Cette rupture entre les jeunes et Facebook s’explique notamment par l’explosion de la publicité et également l’explosion de nouvelles applications mobiles telles que Snapchat ou Whatsapp qui leur sont destinées. Mais pas seulement, le fait que les parents, les membres de sa famille et parfois même la police (cas fréquents aux USA) se retrouvent sur Facebook sont autant de signaux négatifs pour ces « jeunes ». Concrètement, même s’il est possible de sélectionner à qui sera diffusé tel ou tel contenu, cette catégorie de membres ne souhaite pas que Maman commente leur statut ou que Tonton Roger sache que la dernière soirée a été « agitée ».

Vers quelle terre promise vont ces jeunes ?

Selon un récent sondage mené sur plus de 1 000 membres de Facebook ayant entre 13 et 25 ans, ceux-ci préfèrent s’exprimer à présent par des photos et des vidéos. A ce titre, Tumblr connait un vif succès puisque 61 % de cette population utilise ce réseau (contre 55 % pour Facebook).

De même, le rapport réalisé par KPCB montre que de nombreux autres réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Snapchat, etc…) ont su stimuler leur popularité auprès des jeunes, principalement grâce au média « Photo » et à certains réseaux dits « éphémères » qui connaissent un vif succès chez les adolescents. Toutefois, même dans un contexte défavorable, Facebook n’est pas encore prêt de devenir obsolète. Avec plus d’1 milliard d’utilisateurs et autant de données sur eux, une forme de pérennité s’est installée, notamment chez les 25-55+.

Quelle stratégie les marques doivent adopter ?

Face à ce constat évident, les marques pourraient être tentées de débloquer des budgets complémentaires afin d’étendre leur influence sur les nouveaux réseaux qui connaissent un certain élan de popularité (Snapchat et Tumblr en tête). Cela étant, grâce au filtrage possible lors de la diffusion des annonces, Facebook reste un must en tant que « plate-forme payante ».

Autre point-clé, face à un Reach organique en pleine crise, un système à 2 vitesses est en train de s’instaurer sur Facebook. D’un côté, les grandes entreprises qui peuvent dépenser pour être présentes sur le Fil d’Actualité et les petites qui doivent se contenter des misérables 4 % de portée qu’offre la visibilité organique (contre 16 % en 2012 – étude menée par Ogilvy). Aux Etats-Unis, de plus en plus de petites structures quittent Facebook afin de consacrer leur temps à d’autres plateformes.

Le danger n’est pas immédiat, mais Facebook est bien à la croisée des chemins…