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Facebook et autocensure

by / Aucun commentaire / 26 Vue(s) / 1 septembre 2014

L’objectif majeur de Facebook est de créer un monde plus ouvert et plus connecté. In fine, le but est de permettre à toutes et à tous de s’exprimer sur une grande variété de sujets. Ceux-ci sont lancés selon les posts, les commentaires et les partages des uns et des autres. Prendre la « parole » sur Facebook est très simple et très intuitif.

Une récente étude particulièrement intéressante a été réalisée concernant la possibilité donnée par Facebook d’être plus « ouvert ». Grâce à cette collecte de données, il a été possible d’en savoir plus sur la capacité d’autocensure des membres de Facebook. A ce titre, l’intitulé de l’étude est « La Spirale du Silence »…

Les sujets polémistes sont nombreux sur Facebook

Comme dans le cadre de toutes les tribunes ouvertes sur le web, Facebook ne déroge pas à la règle. Les sujets les plus controversés comme les plus polémistes sont largement abordés sur le réseau social de Mark Zuckerberg. L’exemple le plus parlant de cette étude est relatif à un sujet particulièrement sensible outre-Atlantique, à savoir le NSA (service de renseignement américain).

Alors que 86 % des personnes interrogées indiquent avoir déjà eu une discussion de visu à ce sujet, seulement 42 % ont déjà posté un article sur le sujet ou pris part à une discussion sur Facebook (comme sur Twitter). Parmi tous les autres sujets controversés, les réponses sont toujours les mêmes. Clairement, le bilan de cette étude est clair : Les membres de Facebook sont plus timides et ne veulent pas se lancer dans des discussions trop « animées » avec leurs amis, les membres de leur famille et leurs collègues de travail.

Notons que le dîner de famille est le moment le plus propice, selon les personnes interrogées, pour aborder des sujets sensibles. Il en est de même pour les repas au restaurant avec des amis. A contrario, les réseaux sociaux et les instants passés à la machine à café au travail ne sont pas propices.

Facebook n’est pas d’accord avec ce bilan

Afin de justement lancer un débat intéressant, les gestionnaires de Facebook se sont réservé un droit de réponse suite à la publication de cette étude. Selon eux, il ne s’agit pas d’une fin en soi car le plus important est de savoir comment les utilisateurs se servent de Facebook plutôt que de savoir quels sujets-clés sont traités.

Selon eux, les membres ne viennent pas sur Facebook pour polémiquer. L’autre point intéressant soulevé par cette réponse est que de nombreux membres préfèrent uniquement « aimer » un lien posté plutôt que de prendre par de façon écrite au débat lancé par ce même post. Dans ce cas, l’étude ne prend pas ce « like » comme une participation alors que pour l’interprétation pour les gestionnaires de Facebook est toute autre.

Il semblerait que Facebook soit quelque peu piqué au vif même si leurs arguments tiennent la route. Et vous, évitez-vous de prendre part à des sujets sensibles (11 septembre, l’homme qui a marché sur la lune, l’affaire Snowden, etc…) ?

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