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Facebook permet à la Zambie de se connecter à Internet

by / Aucun commentaire / 3 Vue(s) / 1 août 2014

Tout en douceur et sans véritable effet d’annonce, Facebook poursuit son projet mi-philanthropique, mi-mégalomane, de devenir un fournisseur d’accès à internet à l’échelle mondiale. Il y a quelques semaines, nous vous faisions part d’un projet pharaonique du réseau social de mettre en place un système de drones et d’unités mobiles pour permettre aux personnes vivant dans les zones reculées de pouvoir se connecter à Facebook internet.

Dans le cadre de cette « mission » divine 2.0, Facebook vient d’annoncer qu’une première application a été mise en place en Zambie sur le continent africain.

La Zambie va accéder à internet

Pour rappel, la Zambie est un pays bloqué entre le Zimbabwe, le Malawi et l’Angola. Cette République compte 13 millions d’âmes, et malgré une faune extraordinaire (parcs nationaux mondialement connus, chutes Victoria, plaine de Liuva, etc…), son développement technologique est encore balbutiant (ce qui n’est pas un cas isolé dans cette région du monde).

Sans jouer les sauveurs postcoloniaux 2.0, cette application liée au réseau téléphonie Airtel va permettre aux Zambiens de découvrir 13 services « basiques ». Cela va de Facebook à Google, en passant par Wikipedia et la…météo ! La Zambie est le premier pays où une telle initiative est réalisée. Dans les prochains mois, d’autres pays d’Afrique et d’Amérique du Sud seront également « mis sous connexion ». Notons que ce projet fait partie d’un engagement global qui est indépendant des drones et autres unités mobiles cités plus haut.

A la découverte du savoir inépuisable 2.0

Comme les colons avaient pu apprendre à lire ou à écrire aux pays « envahis », cette nouvelle façon de montrer son hégémonie peut faire grincer des dents. Pour l’instant, la communication officielle évoque cela « En fournissant des services gratuits basiques via cette application, nous espérons permettre aux gens de découvrir toute la valeur ajoutée d’internet ».

Bien sûr, ce service est totalement gratuit et il n’y a aucune limitation (volume data). Toutefois, une version d’essai est d’abord proposée, mais aucune information n’a filtré concernant la version potentiellement payante.

65 % du monde n’a pas accès à internet

Ne soyons pas dupes, Facebook et Internet.org savent exactement ce qu’ils font, mais il est difficile de les blâmer. Leur approche est juste, mais nul ne doute que leur philanthropie atteindra sa limite sous peu. Leur postulat de départ est simple : 65 % de la population mondiale n’a pas accès à internet. Parmi les autres initiatives réalisées, Internet.org avait également fourni des smartphones et des tablettes tactiles au Rwanda (autre pays africain).

Android a aussi adapté son offre

Dans le même temps, Android a également modifié son offre pour permettre aux réseaux des pays émergents de se connecter plus facilement à ses services et autres applications. En effet, les besoins en data sont parfois gourmands et les modules ont été retravaillés pour coller à la bande passante locale (temps de chargement des images, diminution de la taille de l’application, etc…). Face à un marché aussi colossal, les grands maîtres 2.0 de ce monde sont prêts à tous les efforts…