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Que va faire WhatsApp de ses 600 millions d’utilisateurs actifs ?

by / Aucun commentaire / 71 Vue(s) / 26 août 2014

La récente vente de WhatsApp à Facebook avait fait grand bruit à cause de son montant. Plusieurs mois après, le développement de WhatsApp n’a aucunement été freiné alors bon nombre de détracteurs craignaient ce scénario. Non, Facebook n’est pas le grand méchant ogre du web. Et ce, d’autant plus que la vente n’est pas encore effective à 100 %.

Lors des dernières heures, WhatsApp a atteint la barre des 600 millions d’utilisateurs mensuels actifs. Cela constitue bien évidemment un record en la matière, mais il reste à savoir quelle sera la feuille de route de l’ex-application de Jan Koum.

Tango, Viber et WeChat sont les principaux « concurrents »

Même s’il y a un effet « régionalisation » (les abonnés utilisent une application WhatsApp-like provenant de leur « région du monde »), le principal concurrent de WhatsApp est WeChat. Créée par le géant chinois Tencent, elle compte près de 440 millions d’utilisateurs actifs mensuels, soit « à peine » 160 millions de moins que WhatsApp. Aussi, grâce à un marché asiatique en plein émoi, son développement est très rapide.

La guerre semble donc déclarée avec WhatsApp. D’autres applications ont tenté de se mêler à cette bataille, mais il ne s’agit que de faire-valoir comme Tango (70 millions d’utilisateurs) et Viber (100 millions d’utilisateurs). Le mystère reste entier concernant Line et Kik dont les chiffres officiels sont très opaques, il est donc impossible de les comparer avec sérieux.

Un modèle économique « payant »

Alors que bon nombre d’utilisateurs craignaient que WhatsApp ne devienne payant ou bourré de publicités, rien n’a changé à ce jour. Le modèle économique est toujours le même, à savoir 1 dollar US par an et la gratuité lors de la 1ère année. Les autres concurrents ont pourtant choisi d’opter pour d’autres possibilités économiques. En effet, Line et WeChat connaissent un développement économique supérieur à Twitter grâce à notamment des jeux payants. Les populations asiatiques en sont très friandes.

Pas de publicités, ni de jeux

À ce jour, les gestionnaires de WhatsApp sont très clairs, ils ne veulent ni publicité, ni jeu. Alors que Facebook a investi 19 milliards de dollars, la tentation aurait pourtant pu être très grande. L’objectif du nouveau propriétaire de WhatsApp est plutôt d’intégrer l’application à un écosystème bien précis destiné aux mobinautes. Souvenons-nous que les utilisateurs de Facebook ont été obligés de télécharger l’application de messagerie sur leur mobile car ce service n’était plus accessible depuis la version web (sur un smartphone).

Cet esprit « Cluster » a pour objectif de rendre l’expérience utilisateur plus pertinente. Selon Facebook, l’écran d’un smartphone est trop petit pour accumuler toutes les fonctions. De facto, 1 fonction par application semble plus cohérente pour eux. Notons qu’à leurs yeux, l’application messagerie aura un rôle de boîte e-mail alors que WhatsApp aura un rôle de discussion instantanée.

En fidélisant ses utilisateurs, Facebook espère bien atteindre son idéal relatif à la convergence des usages. Et si toutes nos actions se déroulaient sur des applications appartenant à Facebook (de près ou de loin) ?